Viticulture raisonnée

La viticulture raisonnée vise à inciter les viticulteurs à optimiser l’usage des pesticides, en prenant par exemple la décision de traiter en fonction du risque réel de maladie ou de dégâts encourus par la vigne. Par cette approche, toute la viticulture conventionnelle est appelée à mieux « raisonner » l’emploi des pesticides, ainsi d’ailleurs que celui des fertilisants. Et pour y parvenir, elle peut s’appuyer sur les conseils plus ciblés des conseillers agricoles ou sur les recommandations prodiguées par les services de la Protection des Végétaux. Signalons que le décret du 25 avril 2002 a formalisé une procédure de « qualification des exploitations agricoles au titre de l’agriculture raisonnée » confiant à cet égard un rôle accru aux organismes dits « certificateurs ».

Selon décret, les modes de production raisonnés en agriculture consistent en la mise en oeuvre, par l’exploitant agricole sur l’ensemble de son exploitation et dans une approche globale de celle-ci, de moyens techniques et de pratiques agricoles conformes aux exigences du référentiel de l’agriculture raisonnée. Ce référentiel porte sur le respect de l’environnement, la maîtrise des risques sanitaires ainsi que sur la santé et la sécurité au travail. Il vise en outre la contribution de l’exploitation agricole à la protection des paysages et de la diversité biologique.